Saint-Maurin en pays de Serres est situé au creux d'un vallon verdoyant où coule l'Escorneboeuf. Proche d'Agen, appartenant au canton de Beauville, notre commune s'étend sur 21.74 km2 et compte 446 habitants. Saint-Maurin n'est pas seulement un cadre verdoyant, c'est aussi un village plein de charme, avec ses maisons à colombages, sa halle, le vieux puits et les vestiges de l'abbaye.
Son histoire....
Le village s'est formé autour de l'abbaye dont on peut encore admirer de beaux vestiges. Dès le VIe siècle existait une basilique élevée à l'endroit où le martyr chrétien Maurin fut enseveli. L'église abbatiale fut consacrée en l'an 1097, comme l'indique le texte gravé sur le croisillon sud.
Dans la voûte du choeur restent six chapiteaux dont deux racontent l'histoire de la décapitation de saint Maurin. A cette époque, l'abbaye était affiliée à l'ordre de Cluny. Elle devint importante aux XIIe et XIIIe siècle, ce qui déclencha la convoitise de divers voisins. Elle fut plusieurs fois saccagée. Vers l'an 1500, le château abbatial fut construit, puis une lente restauration de l'abbaye durera jusqu'en 1645. A la Révolution il ne restait que quatre moines, le dernier abbé Joseph de Galard de Saldebru se sauva à Bordeaux mais il fut reconnu et guillotiné en 1794.
Les bâtiments de l'abbaye furent vendus comme bien national en 1796, certains devinrent municipaux, d'autres servirent de carrières de pierres....
Quoique moins ancienne que l'abbaye, l'église paroissiale Saint-Martin est un autre monument classé intéressant.
Construite au XIIIe siècle, brûlée en 1356 par le Prince Noir en même temps que l'abbaye, elle fut reconstruite en 1525 comme en témoigne l'inscription gothique sur le tympan du portail.
L'intérieur aux proportions harmonieuses est admirablement voûté.
Restauré au XVIIe siècle, ce sanctuaire abrite : quatre panneaux de bois sculpté provenant de l'église abbatiale et transformés en Sainte Table au XVIIIe siècle ; le retable de l'autel : peinture sur cuir représentant l'adoration des mages ; la statue de Saint Joseph, bois sculpté du XVIIIe siècle et des stalles de la même époque, les boiseries du choeur et lambris de la nef refaits en 1932.